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4 étapes pour choisir son assurance indépendant informatique

Si vous commencez à faire des recherches pour trouver un assureur pour votre activité de freelance IT, vous l’avez sans doute remarqué : les offres sont très nombreuses sur le marché. Pour autant, toutes les RC Pro ne se valent pas. Elles ne proposent pas toutes les mêmes tarifs ni les mêmes garanties, si bien qu’il est parfois très compliqué de s’y retrouver. Pas de panique, nous vous livrons 4 astuces qui devraient vous aider à bien choisir votre assurance indépendant informatique.

Bien choisir son assurance indépendant informatique : les 4 étapes à suivre 

1. Bien vérifier les garanties et plafonds

Afin de sélectionner votre RC Pro, commencez par faire le point sur les niveaux de garantie du contrat qui vous est proposé. Mettez-les ensuite en parallèle avec votre travail et voyez si elles couvrent effectivement votre activité. Dans l’idéal, la RC Pro informatique que vous choisirez doit assurer :

  • les manquements contractuels ;
  • les fautes professionnelles (ou les négligences) ;
  • la suppression ou la destruction des données et des documents confiés ainsi que de vos documents personnels ;
  • le remboursement des prestations ;
  • le piratage de votre site Internet ;
  • le remplacement d’un homme clé ;
  • l’atteinte à votre réputation et aux droits de la propriété intellectuelle ;
  • les contestations de créance.

💡 Le contrat doit aussi inclure une protection juridique qui vous accompagne quand vous avez des questions d’ordre juridique ou que vous rencontrez un litige. C’est-à-dire que vous pouvez utiliser cette garantie protection juridique à n’importe quel moment de votre vie d’indépendant pour vous mettre en contact avec des experts légaux qui vous aident à faire les meilleurs choix. Sur votre statut administratif ou pour gérer un conflit avec un client.

Notez que si vous avez des besoins spécifiques, vous devriez également être en mesure de souscrire à des garanties complémentaires adaptées (garantie monde entier, garantie responsabilité civile exploitation, etc.). Enfin, attardez-vous sur les exclusions précisées dans le contrat afin de vous assurer qu’aucun pan de votre activité ne sera mis de côté.

2. Se pencher sur les tarifs et montants des franchises 

Autre élément important, vous devez comparer les tarifs et les mettre en parallèle avec les garanties qui vous sont offertes. Ici, il n’y a pas de secret : vous devez demander des devis et les confronter afin de trouver le meilleur contrat RC Pro en fonction de vos besoins. 

Notez les plafonds de garantie, les accidents couverts et penchez-vous également sur les montants des franchises. 

💡  Pour rappel, la franchise est une somme d’argent déterminée contractuellement que vous devez parfois payer avant de pouvoir être indemnisé. Son montant varie selon les assureurs, les types de préjudices ou encore la garantie concernée. Dans l’idéal, mieux vaut vous tourner vers un assureur qui ne propose pas de franchise (ou qui propose des franchises dont les montants sont assez bas). 

3. S’assurer que son domaine d’activité est bien couvert 

Troisième astuce pour choisir votre assurance indépendant informatique, assurez-vous que votre domaine d’activité est bien couvert. Bien qu’en pratique quasiment tous les métiers de l’informatique peuvent être couverts par une RC Pro, il peut arriver que des assureurs excluent certains domaines d’activité. 

Que vous soyez développeur back-end, consultant en informatique ou encore développeur de jeux vidéo, afin d’éviter les impairs, prenez le temps de bien lire le contrat qui vous est proposé et de noter les éventuelles exclusions.

4. Noter la réputation de l’assureur

Certes, il est important que vous soyez bien couvert avec votre RC Pro. Plus important encore, votre assureur doit être disponible et attentif. Vous devez être en mesure de les joindre rapidement lorsque vous en avez besoin, d’avoir des réponses à vos questions dans des délais raisonnables ou d’être correctement conseillé. 

Afin de vous faire une meilleure opinion de la qualité des services qui vous est proposée, vous pouvez faire une brève recherche sur Internet pour prendre connaissance des avis laissés par les clients. Si vous avez du temps, faites le test vous-même et contactez l’entreprise. Vous pourrez alors échanger avec les équipes et vous faire votre propre jugement. 

Les néo-assurances, pour ou contre ?

En tant que freelance en informatique, vous êtes très occupé. Vous avez des clients à gérer et des missions à assurer. Vous n’avez sans doute pas envie, en plus du travail qui vous attend déjà, de devoir passer des heures au téléphone à tenter de joindre votre assureur ou de vous déplacer pour le rencontrer et lui exposer votre problème. En 2023, nous voulons tous de la simplicité, de la rapidité et de la praticité. 

Bonne nouvelle, les néo-assurances (en B2C on pense à Luko, et en B2B à des startups comme la néo-assurance Orus, par exemple) répondent aux besoins des indépendants pressés.

Les néo-assurances proposent en général des services numériques, couvrent les réalités de vos besoins (vous pouvez bien souvent ajuster vos plafonds en ligne) et vous font gagner un temps considérable. Au moindre doute, vous pouvez contacter les agents par SMS, chat, email ou téléphone et bénéficier d’un service client ultra-réactif 7 j / 7.

Petit plus, certains acteurs (on pense de nouveau à Orus dont c’est le fer de lance) proposent enfin des contrats sans engagement pour le B2B aussi (intéressant si vous venez de lancer votre activité).

Autres avantages :

  • les prix sont justes
  • les interlocuteurs sont disponibles quand vous l’êtes
  • les remboursements sont rapides et entièrement digitalisés

Oui, vous avez bien lu. Vous n’aurez pas à envoyer vos demandes de remboursement par courriers recommandés, à appeler les équipes plusieurs fois afin d’avoir des renseignements sur le suivi de votre demande, ni à atteindre plusieurs semaines afin d’obtenir vos fonds.

Ce qu’il faut retenir

À ce stade, vous devriez être fin prêt à choisir votre assurance professionnelle pour couvrir votre activité d’indépendant dans l’informatique. Résumons une dernière fois en rappelant les critères à évaluer : 

  • les niveaux de garantie offerts ;
  • les tarifs proposés et les montants des franchises ;
  • les exclusions concernant les secteurs d’activité ;
  • la réputation du professionnel et la qualité des services qu’il distribue. 

Il ne vous reste maintenant plus qu’à faire un choix afin de pouvoir exercer votre activité l’esprit serein.


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Les mesures de l’Urssaf face à la crise énergétique

Fasse à la hausse des prix de l’énergie, l’Urssaf a mis en place des mesures d’accompagnement pour les employeurs et travailleurs indépendants. Ces mesures de l’Urssaf ont pour objectif de proposer un accompagnement et des solutions adaptées aux employeurs et travailleurs indépendants qui pourraient rencontrer des difficultés de trésorerie en raison de la hausse de leur facture énergétique.

Hausse des prix de l’énergie

Depuis mi-2021, les prix de l’énergie ne cessent d’augmenter. Tous les fournisseurs sans exception ayant répercuté ces hausses successives, de nombreux citoyens ont vu leurs coûts énergétiques s’envoler et les travailleurs indépendant n’ont pas été épargnés. Découvrez dans notre article quelles sont les mesures d’accompagnement de l’Urssaf pour les entreprises et travailleurs indépendants.

Les mesures de l’Urssaf pour les employeurs

L’Urssaf a mis en place des mesures pour aider les employeurs et entreprises qui rencontrent actuellement des difficultés de paiement. Ou pour ceux qui rencontreront prochainement des difficultés pour payer les cotisations dues lors de leur prochaine exigibilité. Les mesures de l’Urssaf permettent en effet aux employeurs de solliciter, sous réserve du paiement des cotisations salariales, un délai de paiement directement depuis leur espace en ligne sur le site de l’Urssaf. Ceci en indiquant l’origine de leurs difficultés à l’appui de leur demande.

Les entreprises bénéficiant déjà d’un échelonnage de la dette de leurs cotisations pourront également demander une adaptation du montant de leurs échéances. La démarche doit s’effectuer directement depuis leur espace en ligne sur le site de l’Urssaf.

Outre les mesures de l’Urssaf, le Gouvernement a également mis en place différents dispositifs d’aide pour soutenir les entreprises touchées par la hausse des prix de l’énergie. Ces aides ainsi que leurs modalités diffèrent selon la taille de l’entreprise et les difficultés qu’elle rencontre.

Les mesures d’accompagnement de l’Urssaf pour les travailleurs indépendants

L’Urssaf a également mis en place des mesures pour aider les travailleurs indépendants en cette période de crise. Les travailleurs indépendants rencontrant des difficultés, pourront interrompre le prélèvement de leurs cotisations courantes. Ils pourront également interrompre les prélèvements liés à un plan d’échelonnage de leur dette déjà engagé. Cette démarche doit s’effectuer depuis leur compte en ligne sur le site de l’Urssaf. Un nouveau délai de paiement leur sera ensuite accordé.

Les travailleurs indépendants pourront également solliciter une aide de l’action sociale du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) portée par l’Urssaf. Cette aide peut prendre la forme d’une aide financière. Mais encore d’un financement des dettes de cotisations et contributions voire des échéances à venir.


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Freelance et chômage : est-ce compatible ?

Tout vient à point à qui sait attendre. Mais si l’attente est trop longue, les idées pour arrondir ses fins de mois sont toujours les bienvenues. Vous l’aurez compris, si vous êtes au chômage, vous pouvez toujours choisir de rémunérer vos services en tant que freelance. Cette initiative est même vue d’un très bon œil par les recruteurs, qui favorisent des profils entreprenants, créatifs et motivés.

Toucherez-vous alors le chômage en tant que freelance ? Le fait de devenir auto-entrepreneur empêche-t-il l’octroi du chômage ? Quel est l’impact de votre chiffre d’affaires sur celui-ci ? Est-ce réellement avantageux, en SASU ou EURL par exemple, ou n’est-ce qu’une fausse bonne idée ? On vous répond.

Au chômage, freelance, tu seras

Si dans le langage courant, “être au chômage“ renvoie à l’absence d’emploi, la situation est en réalité bien plus complexe. En effet, le chômage est la situation dans laquelle se trouve une personne qui, en âge de travailler, ne trouve pas d’emploi malgré des recherches actives. Elle n’est donc en rien incompatible avec un autre statut, celui de freelance, c’est-à-dire une personne qui travaille en toute indépendance.

Pour des raisons financières, mais aussi empiriques, vous pouvez être tentés de vous lancer en tant que travailleur indépendant. Cette configuration vous permet pourquoi pas de tester un nouveau projet, voire d’exploiter des compétences au service d’autres entreprises en contrepartie d’une rémunération.

Vous pouvez alors vous lancer aussi bien en tant qu’entrepreneur individuel (et devenir auto-entrepreneur par exemple), que créer votre propre société (SASU ou EURL). Attention toutefois, la création d’une société est beaucoup plus lourde qu’une entreprise individuelle, soyez donc sûrs de votre projet !

En freelance, chômage, tu auras

Une fois que vous avez choisi votre forme juridique pour exercer en freelance, si vous répondez toujours aux conditions de l’attribution du chômage, pourquoi vous en priver ?

En effet, en parallèle de votre rémunération liée à votre activité indépendante, vous pouvez  cumuler vos allocations de retour à l’emploi (ARE) et vos revenus.

Vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage si vous remplissez les conditions suivantes :

  • vous vous êtes inscrit à Pôle emploi dans les 12 mois suivant la fin de votre contrat de travail ;
  • si vous résidez en France ;
  • si vous avez travaillé au moins 130 jours ou 910 heures (environ 6 mois) ;
  • vous ne pouvez prétendre à aucune retraite à taux plein à compter de l’âge légal de départ à la retraite,
  • vous n’avez pas liquidé une retraite anticipée à taux plein ;
  • si vous êtes apte à travailler ;
  • vous cherchez un emploi de manière active ; et
  • vous n’avez pas quitté volontairement votre emploi.

Si vous remplissez toutes ces conditions, vous pouvez alors cumuler vos allocations chômage avec vos revenus issus de votre activité indépendante.

Pour cela, voici les 4 étapes pour calculer vos allocations chômage :

  • étape 1 : 70% (revenu brut dégagé par l’activité) – allocations chômage
  • étape 2 : résultat (étape 1) / montant journalier de l’allocation = nombre de jour / mois pour percevoir l’allocation
  • étape 3 : nombre de jours x allocation journalière
  • étape 4 : résultat (étape 4) + revenu brut

Découvrez aussi nos articles : Arrêt maladie, allocations chômage… ça se passe comment quand on est freelance ? et Réforme chômage chez les professionnels de l’IT, c’est le moment de vous lancer en freelance – Tribune !


Le bon choix, tu feras

Il est techniquement possible, nous l’avons vu, de cumuler vos allocations chômage en travaillant en freelance.

Mais ce qui s’avère être un bon choix pour certains ne l’est pas forcément pour d’autres.

D’abord, si avez choisi de devenir auto-entrepreneur, (et c’est le cas de beaucoup de freelance), ce choix n’est pas le plus judicieux. Les démarches de création d’une micro-entreprise sont très faciles d’accès, certes, mais vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage dès lors que vos revenus générés par votre activité indépendante ne dépassent pas le salaire moyen que vous touchiez avant. Par ailleurs, en plus de déclarer mensuellement auprès de Pôle emploi vos allocations, dès lors que vous générez du revenu, 70% de vos revenus sera déduit de vos allocations. 


Ensuite, si vous avez créé une société, par exemple une SASU, vous pouvez conserver vos allocations chômage si votre société génère du chiffre d’affaires uniquement si vous ne vous versez pas de salaire. En tant que dirigeant non salarié de votre SASU, le Pôle emploi considère que le chiffre d’affaires correspond au revenu de votre société et non du vôtre, et accepte par conséquent le cumul de vos allocations chômage sans limite de montant. Quant aux dividendes, si vous vous en versez, ils sont, eux aussi, cumulables avec le maintien de l’ARE.

Alors, cumuler vos revenus indépendants et vos allocations chômage, oui, mais tout dépend de votre situation !


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La cyber-souveraineté française est-elle une chimère ? – Tribune

La cyber-souveraineté française est-elle une chimère ?Tribune écrite par Melchior du Boullay, Directeur général de Mindquest, publiée chez Global Security Mag.

En matière de cybersécurité, la souveraineté repose sur trois piliers : les logiciels, l’infrastructure, et les compétences. Si la France peut s’enorgueillir d’être en pointe sur certains domaines, elle se prive d’une partie de ses compétences pour des raisons culturelles et organisationnelles.

Au fil des années, les innovations technologiques et la digitalisation de tous les espaces – privés et professionnels – sont allées de pair avec des menaces toujours plus nombreuses et sophistiquées. Ransomwares, espionnage, ingénierie sociale, cloud, IoT, IA… le risque cyber est omniprésent, à tel point que la cybersécurité fait (ou devrait faire) partie intégrante de la stratégie globale des entreprises.

Parallèlement, le pouvoir croissant des GAFAM – qui viennent concurrencer celui des Etats – et leur mainmise sur les données suscitent débats et préoccupations.

Ces deux grands axes ont fait progressivement émerger la notion de souveraineté numérique. Cette cyber-souveraineté est au désormais au cœur de la capacité des Etats à maîtriser la sécurité de leur cyberespace national et extraterritorial. Il ne se passe pas un jour sans qu’elle ne soit mise à l’épreuve, et elle est condamné à évoluer sans relâche pour s’adapter à la sophistication permanente des menaces.


Découvrez aussi notre article : Pourquoi la cybersécurité devrait émaner des plus hautes sphères de l’entreprise ?


Les conditions de la cyber-souveraineté

La cyber-souveraineté n’est jamais acquise une fois pour toute, et dépend de multiples facteurs. Parmi eux, la dépendance technologique vis-à-vis de pays étrangers est probablement l’un de plus déterminants. Cette dépendance technologique concerne deux grands volets : les logiciels et les infrastructures informatiques. Plus on recourt à des technologies étrangères, moins on est cyber-souverain.

Second facteur essentiel : les compétences domestiques. La souveraineté numérique ne peut se bâtir et se développer sans expertise et sans maîtrise des compétences techniques les plus pointues. Le sujet est délicat : il faut d’une part recruter les meilleures compétences, et d’autre avoir un très haut niveau de confiance dans ces compétences (du fait de la nature même des enjeux de sécurité nationale).

Enfin, le rôle de la puissance publique est également crucial pour définir et mettre en œuvre un écosystème de cybergouvernance et une stratégie de mesure et d’amélioration permanente.

La France se donne-t-elle (vraiment) toutes les chances pour être cyber-souveraine ?

Eut égard aux points mentionnés précédemment, la France peut s’enorgueillir de posséder une industrie technologique qui, dans certains domaines, se classe parmi les meilleures, avec par exemple des entreprises comme Thales et des organismes comme l’ANSSI.

Parallèlement, notre pays a peut-être, également, laissé certaines de ses pépites disparaitre. On pense à Bull, on pense à Prolog. On ne peut pas, en tous cas, s’empêcher de penser que la France n’a pas la place qu’elle pourrait avoir sur le podium des nations technologiques – notamment dans le domaine des logiciels et des infrastructures. Même si, encore une fois, nous avons certains domaines d’excellence…

>> Lire la suite de notre Tribune : La cyber-souveraineté française est-elle une chimère ? sur Global Security Mag !


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Freelance informatique / tech Quotidien de freelance

Prévoyance pour les freelances : dans quel cas souscrire un contrat d’assurance ?

Prévoyance pour les freelances : dans quel cas souscrire un contrat d’assurance ? Le freelance est un travailleur indépendant qui bénéficie de la liberté de choisir ses clients. Mais aussi de fixer ses tarifs et de s’organiser à sa guise. Il reste que travailler en freelance n’est pas un statut, mais seulement un mode de travail. Si vous souhaitez vous lancer en freelance, il est nécessaire de choisir un statut juridique adapté à votre activité, ainsi qu’à vos ambitions.

Le freelance a le choix, comme tout entrepreneur qui se lance, entre une entreprise individuelle, avec ou sans l’option pour le régime de la micro-entreprise, et la création d’une société. En fonction de ce choix, le freelance bénéfice d’une couverture sociale plus ou moins importante. Et peut vouloir compléter son régime social par un contrat de prévoyance pour freelances. Voici ce qu’il faut savoir si c’est votre cas.

Qu’est-ce qu’un contrat de prévoyance freelance ?

Il y a trois degrés de prévoyance en France : la prise en charge par la sécurité sociale, les contrats de prévoyance individuelle et le contrat de prévoyance collective.

L’assurance prévoyance est un contrat qui prévient des accidents de la vie et vise à réduire les risques de perte de revenus par la perception d’indemnités. Elle vous permet de vous protéger contre les aléas (accident, hospitalisation, perte de revenus, décès) qui vous empêchent de travailler. Concrètement, il couvre tous les aléas liés à votre personne (et non à vos biens).

Si vous êtes par ailleurs salarié, avant de souscrire à une telle assurance pour votre activité indépendante, vérifiez que votre employeur n’y a pas souscrit pour vous. En d’autres termes, vérifiez qu’il n’a pas conclu de contrat de prévoyance collective. Si tel est le cas, vous bénéficiez d’un coût préférentiel et la prise en charge de la totalité ou d’une partie de vos cotisations.

Souscrire un contrat d’assurance prévoyance en tant qu’auto-entrepreneur en freelance

L’assurance prévoyance est-elle obligatoire ?

En tant qu’auto-entrepreneur freelance, vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). En fonction de votre chiffre d’affaires et de votre activité, le montant de vos cotisations sociales peut varier, mais reste peu élevé.

L’assurance prévoyance indépendant n’est pas un obligatoire, mais peut être très utile si vous voulez maintenir votre équilibre financier en cas de risque d’accident.

Quelles sont les garanties auxquelles un indépendant peut souscrire dans le cadre d’une assurance prévoyance ?

Si vous êtes auto-entrepreneur, vous pouvez souscrire à différents types de garanties dans le cadre de l’assurance prévoyance, notamment :

  • la garantie perte de revenus en cas d’arrêt de travail temporaire
  • la prévoyance maintien de salaire
  • la prévoyance pour invalidité si vous ne pouvez plus exercer votre activité de façon permanente
  • et la prévoyance décès, à savoir un capital pour vos proches

Souscrire un contrat d’assurance prévoyance en tant que freelances en société

Si vous avez fait le choix d’exercer votre activité professionnelle par le biais d’une société, votre régime social dépend de la forme de société pour laquelle vous avez opté, mais surtout de votre rémunération.

Le freelance en EURL

Vous êtes gérant associé d’une EURL, vous dépendez de la SSI. Par conséquent, vous êtes considéré comme un travailleur non salarié. Par ce fait vos indemnisations dépendent de vos revenus.

La SSI propose dans sa prévoyance de base des garanties qui sont assez basses et qui ne concerne que les indépendants qui le sont depuis au moins un an. Elle ne concerne donc pas tout le monde.

Dès lors, il peut être utile, compte tenu de la faible couverture sociale, de souscrire à une assurance prévoyance.

Le freelance en SASU

Si vous optez pour la présidence d’une SASU et que vous percevez une rémunération au titre de votre mandat social, vous êtes assimilé salarié. Dans ce cas, vous dépendez du régime général de la sécurité sociale. C’est un régime qui est plus avantageux en termes de protection sociale. Par conséquent, souscrire à une assurance prévoyance s’avère moins utile dans ce cas.

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Les charges du freelance IT

Vous avez fait le choix de l’indépendance, et on comprend pourquoi. Mais n’est pas travailleur indépendant dans l’informatique qui veut ! Il y a des charges à prévoir en tant que freelance en IT, qui ne sont pas à négliger, surtout lorsque vous vous lancez dans cette aventure certes libre, mais surtout risquée ! C’est l’un des points à retenir pour choisir la forme juridique la plus adaptée à votre projet. Retrouvez l’essentiel dans le guide de l’auto-entrepreneur.

Les charges sociales du freelance en IT :

En tant qu’indépendant, en fonction de votre statut, vous avez plus ou moins de charges en freelance.

Le freelance IT qui exerce en son nom propre

Comme la plupart des freelances en IT, si vous exercez votre activité en entreprise individuelle, et que vous avez opté pour le régime simplifié de la micro-entreprise, le montant de vos charges sociales est équivalent à un pourcentage de votre chiffre d’affaires.

En tant que consultant indépendant en informatique, vous exercez une activité de prestation de services, et donc le pourcentage de vos charges sociales s’élève à 22% de votre chiffre d’affaires.

Si en tant qu’auto-entrepreneur, vous bénéficiez en plus de l’ACRE, vos charges sociales peuvent être réduites de moitié durant la première année d’activité pour donc atteindre les 11% de votre chiffre d’affaires.

Vous pouvez ensuite opter pour le paiement mensuel ou trimestriel de vos charges sociales.


Découvrez notre dossier spécial : Gérer son argent quand on est freelance informatique, pour tout savoir sur les meilleurs moyens de gérer son argent si vous êtes consultant indépendant dans la tech et l’IT.

CTA lire notre dossier spécial

Le freelance IT qui a créé une société

Si vous avez fait le choix plus sécurisant de créer une entité distincte pour votre activité, vous pouvez avoir choisi l’EURL ou alors la SASU.

Si vous avez opté pour la création d’une EURL et vous êtes l’associé unique, vous dépendez donc de la sécurité sociale des indépendants (SSI) au titre de travailleur non salarié (TNS). Le taux de cotisation sociale s’élève en moyenne à 45% de votre rémunération.

Si vous êtes gérant non associé d’une EURL, ou si vous dirigez une SASU, vous êtes assimilé salarié en cas de perception d’une rémunération. À ce titre, vous obtenez une protection sociale bien plus favorable. En revanche, le montant de vos charges sociales est d’environ 80% de la rémunération que vous vous versez.

Vous l’aurez compris, les charges sociales sont beaucoup plus faibles si vous créez une EURL.

Les autres charges du freelance en IT :

Il n’y a pas que les charges sociales dont vous devez vous acquitter en tant que freelance en IT.

Les dépenses liées à l’activité de consultant en IT

En tant que consultant indépendant en informatique, vous devez avoir les outils nécessaires à l’exercice de votre activité. Par conséquent, vous devez prévoir notamment des coûts liés à :

  • l’achat de matériel informatique ;
  • l’achat ou la location de logiciels informatiques ;
  • la location de la place sur des serveurs ; et
  • la création de votre entreprise.

L’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés

Vous devez également prendre en compte l’impôt que vous aurez à payer. En fonction du choix de la nature de cet impôt, vos charges seront plus ou moins élevées.

Si vous avez opté pour l’impôt sur les sociétés, c’est-à-dire si vous avez créé une SASU ou une EURL, vous devez tous les ans, payer des charges en fonction de vos bénéfices.

En 2022, le taux de l’IS est de 15% sur les premiers 38.120 euros, puis de 25% sur le reste pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022.

Si vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu (IR), les bénéfices de votre société sont soumis au barème progressif de l’IR. Par ailleurs, si vous êtes micro-entrepreneur, vous avez le choix entre deux régimes :

  • l’impôt sur le revenu classique ; ou
  • le versement forfaitaire libératoire (où l’IR est prélevé en même temps que les cotisations sociales).

Les charges du freelance : la cotisation foncière des entreprises

Enfin, en tant qu’entrepreneur en freelance, vous devez vous acquitter également de la Cotisation foncière des entreprises (CFE), que vous devez régler en partie dès la deuxième année de votre activité. Sachez toutefois que la première année, cet impôt n’est pas exigible pour le freelance.

Vous voilà au courant de toutes les charges liées au statut de consultant informatique indépendant !

Envie d’en savoir plus sur comment gérer son argent quand on est freelance informatique ? Découvrez nos articles Gérer ses revenus irréguliers ​de freelance et Auto-entrepreneur et plafond de chiffre d’affaires dépassé, que faire ?


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Fiscalité, impôts & retraite Freelance informatique / tech

La retraite du freelance informatique

Se lancer en tant que freelance informatique est une chose. Mais qu’en est-il en fin de carrière ? Comment fonctionne la retraite du freelance IT ? Cotisation, calcul de la retraite, âge de départ à la retraite, on vous explique tout sur la retraite du freelance informatique.

Quel régime de retraite pour un freelance informatique?

Le régime de retraite du freelance IT dépend du statut juridique qu’il a choisi pour exercer son activité.

En effet, sont assujettis au régime de retraite des travailleurs non-salariés (TNS), les freelances informatiques qui ont opté pour la création d’une :

  • micro-entreprise
  • entreprise individuelle
  • associé gérant d’une EURL (SARL à associé unique)

Il existe également un autre régime de retraite qui correspond au statut d’assimilé salarié qui concerne les freelances IT qui ont une :

  • président d’une SASU (SAS à associé unique)
  • gérant non associé rémunéré d’une EURL

La différence entre ces deux régimes de retraite concerne principalement le montant des cotisations. Celui-ci est plus élevé pour les assimilés salariés et le montant de la pension de retraite correspondante.

En tant que freelance IT, vous affiliation est à la caisse de retraite de Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Toutefois, si vous avez créé votre activité avant le 1er janvier 2019, vous êtes encore affilié à la CIPAV. Vous devez demander votre migration vers la SSI d’ici 2023.

Quel est le calcul de la retraite du freelance IT ?

Retraite de base et complémentaire : quelles différences ?

En France, on distingue deux types de régime de retraite : le régime de base et le régime complémentaire.

Le calcul du régime de retraite de base prend en compte 3 éléments :

  • le revenu des 25 meilleures années ;
  • le taux de liquidation de la retraite ;
  • le nombre de semestres validés.

De son côté, le régime de retraite complémentaire fonctionne selon un système de points. Les points sont ensuite transformés en une rente au moment de votre départ à la retraite.

Les règles de calcul différent d’une caisse complémentaire à l’autre. Avant de choisir votre caisse de retraite complémentaire, n’hésitez pas à comparer les systèmes de calcul.

Le calcul de la retraite du freelance IT

Que ce soit pour le régime de retraite des TNS ou des assimilés salariés, la formule de calcul de votre retraite de freelance IT est la même pour la retraite de base. À savoir :

Retraite de base du freelance IT = moyenne des revenus des 25 meilleures années X taux de pension X nombre de trimestres validés

Quant à la retraite complémentaire, le calcul est le suivant :

Retraite complémentaire du freelance IT = nombre de points X valeur au moment du départ à la retraite.

À quel âge un consultant IT peut-il partir à la retraite ?

Actuellement, l’âge minimum de départ à la retraite est 62 ans.

Toutefois, pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il faut avoir validé un nombre de trimestres suffisant, soit 172. C’est pourquoi, il n’est pas rare de voir des freelances IT travailler jusqu’à l’âge de 67 ans.

Si vous souhaitez partir à la retraite sans avoir validé tous vos trimestres, sachez qu’une décote de 1,25 % est appliquée par trimestre manquant. Au contraire, si vous travaillez plus de trimestres que le minimum requis, vous pourrez bénéficier d’une majoration de 1,25 % pour chaque trimestre supplémentaire.

Pour ce qui est des freelances IT auto-entrepreneurs, il y a une autre variable à prendre en compte. En effet, ils doivent avoir déclaré un chiffre d’affaires annuel suffisant :

  • 2 421 € au minimum pour valider un trimestre
  • 4 842 € au minimum pour valider deux trimestres
  • 7 263 € au minimum pour valider trois trimestres
  • 9 684 € au minimum pour valider quatre trimestres

Le montant de la retraite du freelance en IT dépend donc principalement du statut juridique qu’il a choisi pour exercer son activité, et de la complémentaire retraite qu’il a souscrit. Si vous approchez de l’âge de la retraite, n’hésitez pas à vous rapprocher de la SSI pour obtenir une simulation de vos droits à la retraite.

Découvrez aussi nos articles : Trimestres de retraite quand on est freelance : tout savoir et Quelle couverture santé en freelance IT ?

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Freelance informatique / tech Se financer

Comment financer ses urgences & imprévus quand on est freelance ?

Quitter le salariat pour devenir freelance, cela a de nombreux avantages même si c’est susceptible de vous mettre en danger financièrement. Ainsi, il est nécessaire, quand on est travailleur indépendant, de se mettre à l’abri du manque afin de ne pas se retrouver en difficulté. Comment financer ses urgences ou imprévus quand on est freelance ? La réponse dans cet article.

Tournez-vous vers l’épargne de précaution et ne dépensez pas tout ce que vous gagnez

Un déplacement imprévu, une panne de voiture, un problème informatique ou une fuite d’eau, ce sont des situations qui occasionnent des dépenses nuisibles au portefeuille si on ne les anticipe pas. C’est pareil lorsque vous subissez un accident de circulation. Dans le cas où l’imprévu ne vous permettrait pas de travailler, cela devient plus difficile encore puisque vous restez sans vous faire de l’argent pendant un moment. C’est pour cela qu’il vous faut vous tourner vers l’épargne de précaution. Vous vous ferez ainsi le devoir de mettre l’argent de côté.

Pour financer ses urgences quand on est freelance, il est conseillé d’épargner le nécessaire pour tenir entre 3 et 6 mois, si vous ne souhaitez pas vous mettre à la quête d’un prêt adapté aux freelances. Dans le cas où vous dépenseriez 2500 euros par mois en moyenne, on peut estimer qu’une réserve de 10 000 euros va être un airbag assez raisonnable. Gardez-vous de placer cette épargne à des taux hors normes. Il est vrai que la rentabilité est un critère. Cependant, le plus important, c’est que l’argent soit disponible et que vous puissiez le retirer aisément quand vous en aurez besoin.

Il ne vous est pas nécessaire de gagner des millions avant d’avoir des économies. Il faut que vous dépensiez tout simplement moins que ce que vous gagnez. Peu importe ce que vous percevez comme salaire, tâchez d’épargner au minimum 10 % de chacune de vos rentrées d’argent. Bien sûr en cas de manque, vous pouvez faire à appel à des plateformes de microcrédit en ligne telle que la startup Finfrog pour faire votre demande. Tous savent que c’est excitant de recevoir une somme importante sur son compte. Toutefois, si cela peut être stimulant sur le moment, il faut penser à épargner pour assurer sa vie future.

Séparez vos comptes professionnels de ceux personnels et investissez votre argent

Cela était un impératif pour les micro-entrepreneurs de séparer leurs comptes professionnels de leurs comptes personnels, avant que l’État ne fasse marche arrière pour rendre le compte pro optionnel. S’il est recommandé que vous gardiez vos comptes professionnels et personnels séparés, c’est parce que cela vous donne, dans un premier temps, bien plus de facilité à tenir votre comptabilité. Vous n’aurez pas besoin de chercher, de façon permanente, à séparer vos dépenses personnelles de celles professionnelles. Cela simplifiera des deux côtés la tenue de vos comptes.

En cas d’imprévu, vous pourrez donc retirer très aisément de l’argent afin de chercher une solution au problème que vous avez.

Il existe de nombreuses pistes qui s’offrent aujourd’hui à vous si vous souhaitez faire un investissement. Vous pouvez investir votre argent dans l’immobilier, les cryptomonnaies, le luxe, l’art ou les actions. S’il en existe pour tous les goûts, certaines techniques s’avèrent plus simples que d’autres. À vous de trouver, parmi ces différentes pistes d’investissement, la bonne option afin que cela vous génère des profits assez intéressants. De ce fait, il ne vous sera pas pénible du tout de faire face aux imprévus et de financer vos urgences en freelance.

Ayez une source de revenus passifs et prenez l’habitude de donner des formations

Pour ne pas vous retrouver à court d’argent pendant que vous avez des urgences ou imprévus auxquels faire face, il est nécessaire que vous mettiez en place un certain nombre de stratégies qui offrent la possibilité de tirer profit des différents actifs que vous aurez développé. Cela vous permettra d’avoir des revenus réguliers contre lesquels vous pourrez vous adosser même si vous ne travaillez pas.

Vous conviendrez que dans une situation comme celle-là, il ne sera nullement difficile pour vous de faire face à des imprévus ou urgences.

Un freelance se trouve être un expert indépendant. S’il lui est possible de monétiser cette expertise par des prestations, il peut également le faire en dispensant des formations professionnelles ou académiques. Celles-ci sont à donner par le biais d’un organisme de formation, d’une école ou d’une université.

Lorsque vous devenez formateur, vous gagnez plus d’argent et vous n’aurez plus la moindre difficulté à subvenir à vos besoins. Vous serez ainsi en mesure d’affronter vos éventuels imprévus et urgences.

Mettez-vous à l’abri du manque d’argent en prospectant pour une diversification de votre clientèle

Procéder à la diversification de son portefeuille de clients, c’est une grosse nécessité pour un freelance. En réalité, vous êtes confronté à un énorme risque lorsque vous n’avez qu’un seul client, et cela vous met dans une situation extrêmement délicate. Au cas où votre unique client vous lâcherait du jour au lendemain, votre aventure sera contrainte à connaître son épilogue. Et si c’est dans une situation comme celle-là que vous vous trouvez lorsque surgit l’urgence ou l’imprévu, il est clair que vous n’aurez pas le nécessaire pour assurer le financement.

Même lorsque vous avez une multitude de clients dans vos périodes d’intense activité, trouvez des créneaux dédicacés à votre prospection commerciale. Vous pourrez, de ce fait, vous assurer que vous avez de nombreuses sources de revenus en perspective.

Éloignez l’impécuniosité en fidélisant vos clients du moment au moyen d’offres à long terme

Si vous voulez être certain de ne pas vous retrouver dans le manque, attelez-vous à proposer des offres à long terme qui vous donneront la possibilité de vous garantir un revenu récurrent. Privilégiez, pour cela, les contrats d’abonnements mensuels. Misez notamment sur l’upselling. Ce dernier consiste à proposer au client une offre avec une montée en gamme. Essayez de faire profiter à votre client, au fil du temps, d’un livrable plus garni que ce qui avait été prévu. Évertuez-vous à jouer sur le cross-selling. Cela consiste à anticiper les besoins du client en commercialisant des services associés.

Il est assez évident que dans une posture comme celle-là, vous n’aurez pas des difficultés à faire face à des imprévus et à financer des urgences, tout en étant freelance.

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Les obligations comptables et fiscales d’un freelance IT

Comme pour toute activité, se lancer comme freelance informatique implique le respect de certaines obligations fiscales et comptables. Ces obligations vont varier selon le statut sous lequel vous décidez de vous immatriculer pour vous lancer comme freelance dans l’IT. En effet, si vous optez pour la création d’une société commerciale, sachez que les obligations qui vous incombent sont plus lourdes que si vous choisissez de vous déclarer sous le statut de micro-entrepreneur. N’hésitez pas à vous construire un calendrier d’échéances. Ceci afin d’avoir la main sur les déclarations et obligations annuelles qui vous incombent. Pour tout savoir sur les obligations comptables et fiscales d’un freelance IT, lisez notre article ci-dessous !

Les obligations fiscales et comptables d’un freelance qui se lance en son nom propre

Quelles sont les obligations comptables et fiscales d’un freelance qui se lance en son nom propre ? Vous pouvez vous lancer dans votre activité en votre nom propre. Soit en tant que micro-entrepreneur ou en entreprise individuelle. Dans les deux cas, vous bénéficiez d’un régime fiscal et comptable plus souple qu’en société.

👉 Le micro-entrepreneur

Si vous souhaitez devenir auto-entrepreneur, sachez qu’il s’agit du régime le plus simplifié. En effet, il ne revêt d’aucune obligation comptable si ce n’est celle de tenir une comptabilité régulière sous la forme d’un livre de recettes. Cette comptabilité peut être contrôlée, mais n’a pas à être déclarée.

Bon à savoir : vous n’avez pas l’obligation d’ouvrir de compte bancaire professionnel. Néanmoins, il est obligatoire de détenir un compte bancaire spécifique à votre activité professionnelle.

En tant que micro entrepreneur la liasse fiscale que vous devez fournir à l’administration est extrêmement simplifiée. Cela signifie que vous avez deux déclarations à fournir, elles sont d’ordre fiscal et social :

  • Vos déclarations d’impôt sur le revenu : vous devez déclarer votre chiffre d’affaires sur votre déclaration personnelle d’impôt sur le revenu, et ce, dans la case BNC (bénéfices non-commerciaux). En raison de votre activité de prestation informatique, vous jouissez d’un abattement fiscal sur 66% de votre chiffre d’affaires. Les déclarations d’impôt sur le revenu se font en mai de chaque année.
  • Vos déclarations de cotisations sociales : vous devez déclarer sur votre compte auto-entrepreneur de l’URSSAF votre chiffre d’affaires. En fonction de votre choix, la déclaration de chiffre d’affaires se fait chaque mois ou chaque trimestre.

En principe, le micro-entrepreneur ne suit pas le régime de la TVA, il bénéficie d’un régime d’exonération de TVA. Cela signifie qu’il ne peut ni facturer de TVA à ses clients ni récupérer la TVA sur ses achats. Dans ce cas, vous n’avez pas à déclarer la TVA.

Lorsque votre chiffre d’affaires dépasse le seuil annuel de 34.400 €, vous devez commencer à déclarer votre TVA et à la facturer sur vos prestations. Vous avez la possibilité d’opter pour une déclaration mensuelle ou trimestrielle. Votre régime n’est pas définitif, ce qui implique que vous avez la possibilité de demander au service des impôts de le changer pour l’année suivante.

👉 L’entreprise individuelle

Le régime de l’entreprise individuelle est similaire à celui de la micro-entreprise ! Vos obligations restent les mêmes :

  • Déclaration d’impôt : l’entreprise individuelle est également imposée à l’impôt sur le revenu. Cette déclaration se fait en mai de chaque année. Néanmoins, vous ne bénéficiez d’aucun abattement fiscal. Concernant la TVA, vous êtes soumis par principe la TVA et le régime de franchise en base est une option à laquelle vous êtes éligible tant que votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 34.400 €.
  • Déclaration sociale : elle est calculée sur l’ensemble des bénéfices de l’entreprise individuelle, y compris les rémunérations perçues.

Concernant la comptabilité de l’entreprise individuelle, vous devez tenir une comptabilité de trésorerie, et vous n’avez pas à la déposer auprès du greffe.

Si vous optez pour la création d’un patrimoine d’affectation, on parle de la création d’une EIRL. Dans ce cas, les obligations changent et vous avez la possibilité, sous certaines conditions, d’opter pour l’impôt sur les sociétés. Si vous optez pour l’impôt sur les sociétés, vous devrez déclarer vos bénéfices directement sur le site des impôts une fois par an, en mai. En EIRL, la tenue d’une comptabilité est obligatoire.


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Les obligations et échéances d’un freelance qui se lance en société

Quelles sont les obligations comptables et fiscales d’un freelance qui se lance en société ? Lorsque vous créez une société en freelance (SASU ou EURL), vous créez une personne morale, ce qui entraîne des obligations et des échéances plus strictes.

👉 Les obligations comptables d’une société

Vous avez l’obligation de tenir une comptabilité précise et régulière, en produisant un bilan et un compte de résultat reflétant la réalité économique de l’activité de l’entreprise.

Tous les ans, vous devez déposer les comptes de votre société auprès du greffe. Il est possible d’effectuer toutes ses démarches en ligne.

Vous devez respecter un délai de maximum 7 mois après la clôture de l’exercice écoulé pour procéder au dépôt des comptes de votre structure.

👉 Les obligations fiscales d’une société

La liasse fiscale

Les sociétés ont des obligations plus strictes en termes de fiscalité. Vous devez transmettre annuellement, à la fin de votre exercice, une liasse fiscale. Lorsque votre exercice comptable se clôture en décembre, vous avez jusqu’au mois de mai pour la déposer. Néanmoins, si votre exercice comptable ne coïncide pas avec l’année civile, vous disposez d’un délai de 3 mois après la clôture comptable pour la déposer.

Il s’agit de l’ensemble des documents comptables et fiscaux qui vont permettre à l’administration de calculer le montant du résultat imposable de votre entreprise.

Vous devez transmettre votre liasse fiscale au service des impôts des entreprises (SIE) dont vous dépendez, toutefois il ne s’agit pas du même formulaire selon le régime fiscal de votre société :

  • si votre société est soumise à l’impôt sur les sociétés vous devez remplir le formulaire n°2065-SD ;
  • si votre société est soumise à l’impôt sur le revenu vous devez remplir le formulaire n°2072-S.

L’impôt sur les bénéfices

En fonction de la forme juridique créée, vous avez la possibilité, sous certaines conditions, de choisir entre l’impôt sur les sociétés (IS) ou l’impôt sur le revenu (IR).

  • Impôt sur les sociétés : c’est la société elle-même qui est imposable sur les bénéfices qu’elle réalise chaque année. Il s’agit d’une déclaration annuelle dématérialisée sur le site des impôts. Vos délais divergent selon la date de la clôture de vos comptes. En cas d’option pour l’IS, les associés ne sont imposables personnellement que s’ils perçoivent une rémunération.
  • Impôt sur le revenu : la société n’est redevable d’aucun impôt sur les bénéfices. Ce sont les associés qui sont imposables, en leur nom personnel, à hauteur du capital qu’ils détiennent. En ce sens, les associés doivent déclarer les bénéfices de la société directement sur la déclaration d’impôt de leur foyer fiscal. L’échéance de déclaration dépend de votre département (de mai à juin).

Vous pouvez retrouver tous les cerfa de déclaration directement sur le site des impôts et du service public ainsi que les démarches à effectuer.

👉 La déclaration de TVA

Sauf exonération de TVA (régime de la franchise en base de TVA), votre société est soumise en principe à la taxe sur la valeur ajoutée. À ce titre, deux régimes de TVA différents s’offrent à vous :

  • le régime réel normal de TVA : il s’agit d’un régime de déclaration mensuelle ;
  • le régime réel simplifié de TVA : il s’agit cette fois d’un régime de déclaration trimestrielle.

Votre régime n’est pas définitif, ce qui implique que vous avez la possibilité de demander au service des impôts de le changer pour l’année suivante.

Les déclarations s’effectuent directement sur le site des impôts :

  • Déclaration trimestrielle : vous devez procéder au paiement de 2 acomptes durant l’année (un en juillet et le suivant en décembre). Vous devez également transmettre en parallèle de votre déclaration d’impôt sur le revenu une déclaration CA12. Vous devrez renseigner toutes les opérations imposables de l’année civile antérieure.
  • Déclaration mensuelle : cette fois-ci il s’agit de la déclaration C3A que vous devez télétransmettre tous les mois sur le site des impôts.

En tant que freelance, il est important de respecter les obligations comptables et fiscales sous peine de sanction pécuniaire.


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L’Europe, terre d’opportunités pour les indépendants français – Tribune

Porté par la crise sanitaire et l’envie de redonner du sens à sa carrière, le statut de freelance séduit de plus en plus d’actifs. Certains Français n’hésitent pas à s’expatrier pour profiter de conditions de vie plus agréables ou pour s’ouvrir de nouveaux horizons. (Par Caroline Gerbelot, directrice de Mindquest Iberica).

Cet article a initialement été publié sur le site LesEchos.


Depuis 2009, le nombre de freelances a bondi de 40 % en Espagne et de 92 % dans l’Hexagone (source : Eurostat). Ce statut attractif est tout particulièrement préempté par les talents de la Tech, qui y voient l’opportunité de choisir les missions les plus intéressantes et d’en changer régulièrement.

Télétravailler, c’est la promesse d’un meilleur équilibre vie professionnelle/vie privée, mais aussi la possibilité de vivre où l’on veut. Un mode d’exercice qui s’est largement répandu depuis la crise sanitaire, hier par contrainte, aujourd’hui par choix. La crainte de ressources éloignées des bureaux et donc moins impliquées s’est largement atténuée. Les entreprises ont adopté cette nouvelle organisation dont profitent pleinement les freelances. C’est d’autant plus vrai dans le secteur de la Tech, où la guerre des talents fait rage. De plus en plus de freelances français sautent ainsi le pas de l’expatriation, afin de découvrir d’autres environnements tout en continuant à collaborer avec des sociétés françaises. Cette mobilité fait d’ailleurs partie des critères qui poussent les talents de la Tech à choisir ce statut et représente une aubaine pour les entreprises qui peuvent élargir leurs champs de recherche.

Un espace européen « freelance compatible »

Cet essaimage des freelances aux quatre coins de l’Europe nécessite toutefois pour chaque partie prenante de bien s’informer des législations nationales en vigueur. Leur chance est qu’au sein de l’espace Schengen, tout est fait pour faciliter l’installation à l’étranger et le recours à des compétences basées hors de France. En effet, le contrat de prestation de service est valable partout en Europe et profite d’une harmonie fiscale autour des règles de TVA, ainsi qu’en matière de protection des données personnelles, avec le RGPD. En cas de conflit juridique, là encore des règlements européens existent, qui permettent à chaque partie de défendre efficacement ses droits. Toutefois, pour une entreprise française qui missionnerait une compétence ailleurs qu’en Europe, il est préférable d’indiquer dans le contrat…

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